Je me rappelle de ce garçon, 1996 :
une peine que rien n’apaise.
Pour un jeu d’adolescent,
j’ai mis mon cœur en quarantaine.
Je me rappelle cette maison
de nos premières nuits blanches,
des papillons dans la chambre
et quelques saisons dans le ventre.
J’ai vu l’amour fermer les yeux.
Même si la chair est faible,
si le verbe nous trahit au matin,
souviens-toi que tu m’aimes cette nuit.
Je me rappelle cette chanson, 1961,
et cette voix nonchalante,
près de moi, presque la mienne,
qui connaissait tous mes secrets.
Même si la chair est faible,
si le verbe nous trahit au matin,
souviens-toi que tu m’aimes cette nuit.
Souviens-toi que je t’aime.